Chandelier en Fer Forgé à Deux Lumières, Coupelles Coniques Rivétées, Travail Français, vers 1950

Chandelier en fer forgé à deux lumières surmontées de coupelles coniques rivétées. Travail Français. Vers 1950. L. 36 cm × P. 18,5 cm × H. 44 cm

DETAILS DU PRODUIT

Dimensions en CM 36 x 18.5 x 44 cm
Dimensions en INCH 14.17 x 7.28 x 17.32 inch
Période 1940–1950

DESCRIPTION DU PRODUIT

Ce chandelier en fer forgé, ses deux bras se déployant symétriquement depuis un fût central, illustre l’approche française du métal artisanal au milieu du siècle : retenue dans son usage de l’ornement, assurée dans sa géométrie formelle, précise dans son exécution technique. Chaque bras se termine par une coupelle conique rivétée à la branche — les rivets visibles, délibérés, presque industriels dans leur franchise — un détail qui parle moins de la tradition de la ferronnerie décorative que de la conviction moderniste que la construction elle-même peut être décoration. Avec 44 centimètres de haut, c’est une pièce dimensionnée pour les espaces intimes : une table à dîner, une console, un appui de fenêtre.

La tradition de la ferronnerie en France connut l’un de ses grands renouvaux dans les décennies entre-deux-guerres et jusqu’aux années 1950. Sous l’influence de designers Art déco comme Edgar Brandt et Raymond Subes — qui démontrèrent que le fer forgé pouvait être un médium pour la précision sculpturale autant que pour l’expression structurelle — et plus tard des architectes et designers associés à la reconstruction française d’après-guerre, une génération de forgerons français produisit des objets alliant autorité artisanale et économie formelle nouvelle. La coupelle conique rivétée qui caractérise ce chandelier appartient à ce vocabulaire de ferronnerie rationnelle et non historiciste : une réponse fonctionnelle au problème de la tenue d’une bougie, trouvée par la logique du matériau lui-même.

Un chandelier à deux lumières de ce caractère est l’un des objets les plus polyvalents de l’intérieur : il offre juste la lumière de bougie nécessaire pour un dîner intime sans la grandeur d’un grand candélabre ; il se lit comme une présence purement sculpturale sur une console ou un manteau de cheminée ; et sa finition en fer noirci s’accorde sans effort à tout contexte décoratif, d’une ferme normande rustique à un appartement parisien minimaliste. Les coupelles coniques rivétées permettent d’accueillir des bougies de pratiquement tous les diamètres. La ferronnerie française soignée de cette période est de plus en plus appréciée des collectionneurs.

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