Grand Candélabre en Bois Sculpté Doré sur Socle Patiné, Travail Français, vers 1900

Grand candélabre en bois sculpté doré sur socle patiné. Travail Français. Vers 1900. L. 39 cm × P. 33 cm × H. 125 cm

DETAILS DU PRODUIT

Dimensions en CM 39 x 33 x 125 cm
Dimensions en INCH 15.35 x 12.99 x 49.21 inch
Période 1900–1920
Matériaux Bois massif

DESCRIPTION DU PRODUIT

À 125 centimètres de haut, ce candélabre en bois sculpté doré s’impose dans la pièce avec l’autorité d’un objet conçu pour les espaces architecturaux : un salon de la Belle Époque, un grand couloir, une chapelle ou le vestibule d’un hôtel particulier. Le corps, sculpté en bois massif et doré à l’eau dans une finition chaude et légèrement mate, s’élève depuis un socle patiné dont le ton plus sombre fournit un contrepoint à la brillance supérieure — un mariage classique qui assure que le candélabre se lit comme une composition unique et harmonieuse à n’importe quelle distance. La sculpture, répertoire d’acanthe classique, de gadronnage et de volutes feuillagées, situe la pièce dans la tradition Beaux-Arts de la sculpture ornementale en bois française.

Le grand candélabre de sol trouve ses origines dans les grands intérieurs des périodes baroque et classique, où il servait à compléter la lumière inégale des lustres et à fournir un éclairage au niveau du visage humain. Vers la fin du XIXe siècle, alors que l’intérieur français entrait dans sa grande ère d’éclectisme, le grand candélabre était devenu un élément indispensable du salon meublé : il ponctuait les coins de la pièce, flanquait les jambages de cheminée et les encadrements de porte, et fournissait un contrepoint vertical aux emphases horizontales des manteaux de cheminée, lambris et meubles. Des exemplaires sculptés et dorés comme celui-ci étaient produits dans les ateliers des grands faubourgs parisiens — Saint-Antoine, Saint-Honoré — ainsi que dans les centres régionaux de Lyon et Bordeaux.

Dans l’intérieur contemporain, un candélabre de 125 centimètres apporte une solution immédiate au problème de l’échelle verticale : placé dans un angle, flanquant un grand tableau ou un miroir, ou disposé de part et d’autre d’un élément architectural, il résout la relation entre plafond et plancher d’un seul geste. Sa surface en bois doré vieillira magnifiquement sans entretien, développant les tons nuancés qui distinguent la dorure Belle Époque authentique des imitations ultérieures. Équipé de bougies ou d’un raccordement électrique, il demeure une présence dramatique dans tout intérieur qui prend l’échelle et la profondeur historique au sérieux.

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