Paire de Chenets en Fer Forgé à Décor de Cerfs, dans le Goût d’Édouard Schenck, vers 1950
Spectaculaire paire de chenets en fer forgé de grande stature, surmountés de figures de cerfs debout, dans la tradition zoomorphe d’Édouard Schenck. Travail français, vers 1950. 14 × 80 × 71 cm l’unité.
DETAILS DU PRODUIT
| Période | 1940–1950 |
|---|---|
| Dimensions en CM | 14.0 x 80.0 x 71.0 cm |
| Dimensions en INCH | 5.51 x 31.50 x 27.95 inch |
| Style | Mid-Century Modern |
| Matériaux | Acier |
DESCRIPTION DU PRODUIT
Parmi les nombreux ferroniers français du milieu du XXe siècle qui puisèrent dans le vocabulaire du monde naturel, Édouard Schenck se tailla une niche singulière par sa maîtrise de la figure zoomorphe — et surtout par ses représentations iconiques du cerf, cette créature forestière la plus noble et la plus chargée de résonances héraldiques dans la tradition française. Les chenets à cerfs de Schenck, dans lesquels l’animal debout sert de montant décoratif à l’accessoire de foyer, devinrent l’une des expressions les plus recherchées de la ferronnerie d’art française d’après-guerre, alliant virtuosité technique et tradition iconographique profondément enracinée.
Cette magnifique paire, conçue dans le vocabulaire esthétique associé à l’œuvre de Schenck et datant des environs de 1950, est un exemple exceptionnel de ce genre. Les figures sont exécutées à une échelle rarement rencontrée : debout à 71 centimètres de hauteur, chaque animal se dresse avec une présence qui transforme la cheminée en un foyer de véritable autorité sculpturale. La barre arrière élancée qui s’étend sur 80 centimètres dans le foyer donne à la composition son contrepoint linéaire caractéristique, la poussée horizontale de l’élément fonctionnel contrebalancée par le drame vertical du cerf debout.
Le cerf occupe une place privilégiée dans la culture visuelle française depuis la période médiévale. Les chasses royales, les blasons aristocratiques et la profonde tradition mythologique de la forêt — Actéon, Diâne, le cerf de saint Hubert — convergent dans la figure du cerf comme emblème de noblesse, de liberté et du sauvage. Dans l’esthétique de Schenck, ce symbolisme ancestral fut traduit dans le langage de l’artisanat moderniste : l’animal rendu non comme une reproduction naturaliste mais comme une synthèse formelle disciplinée, l’élégance essentielle de la créature captée dans le métal martelé.
Présentée en très bon état général, le fer affichant une belle patine sombre qui témoigne de son ancienneté, cette paire de chenets à cerfs serait également à sa place flanquant une monumentale cheminée de maison de campagne ou dans un intérieur contemporain en quête d’un objet de poids décoratif et historique véritable. Dimensions à l’unité : 14 × 80 × 71 cm.
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