Paire de Chenets Modernistes en Fer Forgé dans le Goût de Jean Royère, vers 1940
Paire de chenets modernistes en fer forgé aux montants cylindriques à sommet plat sur bases trépied à pieds évasés, dans le goût de Jean Royère. L. 24,5 × P. 41,5 × H. 30 cm. Travail français, vers 1940.
DETAILS DU PRODUIT
| Dimensions en CM | 24.5 x 41.5 x 30 cm |
|---|---|
| Dimensions en INCH | 9.65 x 16.34 x 11.81 inch |
| Période | 1930–1940 |
| Style | Modernisme |
| Matériaux | Acier |
DESCRIPTION DU PRODUIT
Ces chenets modernistes en fer forgé témoignent de la fantaisie biomorphique et de la logique structurelle organique qui caractérisent les objets décoratifs produits dans l’orbite de Jean Royère à la fin des années 1930 et dans les années 1940. Chaque chenet est composé d’un montant cylindrique solide, à sommet plat et légèrement conique, qui s’élève depuis une base trépied à trois pieds évasés vers l’extérieur — un dispositif qui confère à chaque pièce une qualité proche d’un insecte ou d’un trépied photographique, très différente de la base en arcade ou en enroulement conventionnelle du chenet français historique. Les pieds se terminent par de petits patins incurvés au contact du sol du foyer, un détail d’un raffinement discret cohérent avec les exigences d’atelier du cercle Royère.
Jean Royère (1902–1981), l’un des décorateurs d’intérieur français les plus célèbres et les plus singuliers du XXᵉ siècle, développa un vocabulaire distinctif de formes organiques, curvilinéaires et biomorphiques qui le distinguait à la fois de la retenue classique de la tradition néoclassique et de l’austérité du modernisme pur. Son œuvre — englobant meubles, luminaires et objets d’art — se caractérise par une intelligence ludique, un langage formel organique et une attention exquise à l’artisanat. Les chenets et accessoires de cheminée dans la manière de Royère sont conformes à sa vision plus large de l’intérieur comme œuvre totale, dans laquelle chaque élément — aussi fonctionnel soit-il — participe au programme décoratif d’ensemble.
Le montant cylindrique de ces chenets, avec son sommet coiffé d’un plateau plat, rappelle les formes de colonne que l’on retrouve dans les meubles de Royère de la même période — des formes tirées de la nature plutôt que de l’ordre architectural, exprimant une logique structurelle organique plutôt que classique. La base trépied, répartissant la charge sur trois points équidistants, est à la fois une solution d’ingénierie pratique et un geste formel qui rejette la symétrie de la base en arcade traditionnelle au profit de quelque chose de plus dynamique et inattendu.
À trente centimètres de hauteur et vingt-quatre centimètres et demi de large, ce sont des chenets compacts, adaptés à un foyer intime. Ils se présentent en bon état, la surface en fer forgé mat présentant une patine sombre et homogène, sans aucun manque.
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