Paire de Chenets en Fer Forgé Représentant des Teckels, Attribués à Edouard Schenck
L. 16,5 × P. 49,5 × H. 24,5 cm
Travail français attribué à Edouard Schenck, vers 1950. Fer forgé noir, chaque pièce figurant un teckel en silhouette stylisée.
DETAILS DU PRODUIT
| Dimensions en CM | 16.5 x 49.5 x 24.5 cm |
|---|---|
| Dimensions en INCH | 6.50 x 19.49 x 9.65 inch |
| Période | 1940–1950 |
| Style | Mid-Century Modern |
| Matériaux | Acier |
DESCRIPTION DU PRODUIT
Cette charmante paire de chenets illustre avec brio l’esprit ludique et l’économie sculpturale qui caractérisèrent le design animalier français au milieu du XXᵉ siècle. Attribuée à Edouard Schenck (1896–1975), sculpteur animalier français réputé pour sa capacité à distiller le caractère animal en formes simples et incisives, la paire représente deux teckels stylisés en silhouette plate de fer forgé noir — une solution aussi élégante dans sa conception pratique que séduisante dans son effet décoratif.
Le design est immédiatement lisible et pleinement satisfaisant : la longue barre horizontale du chenet devient le corps allongé du teckel, tandis que la structure porteuse en dessous se résout en les courtes pattes recourbées caractéristiques de la race. La tête — avec son crâne arrondi et ses longues oreilles tombantes — se projette à une extrémité, les oreilles se courbant vers le bas en un seul arc gracieux. L’ensemble est exécuté avec l’économie de ligne et la silhouette assurée qui rappellent à la fois la tradition des grands animaliers français et la sensibilité graphique du modernisme. La finition en fer noir confère à la paire une qualité graphique nette et élégante qui se détache magnifiquement sur des entourages en pierre claire ou en marbre.
Edouard Schenck fut l’élève du sculpteur François Pompon, maître incontesté de la sculpture animale simplifiée dans la France du début du XXᵉ siècle, et cette filiation est perceptible dans la capacité de la paire à atteindre une expressivité maximale par des moyens minimaux. Les animaux en fer forgé de Schenck sont prisés des collectionneurs précisément pour cette qualité — le sentiment que rien ne pourrait être ajouté ou retranché sans diminuer l’ensemble. Le teckel, avec ses proportions délibérément exagérées, se prête à merveille à un tel traitement : une forme déjà proche de la caricature, ici élevée au rang d’objet d’une véritable distinction artistique.
Datée vers 1950, la paire représente les arts décoratifs français d’après-guerre dans leur expression la plus inventive. Les deux pièces présentent une finition noire homogène et une présence sculpturale affirmée. Elles apporteraient chaleur, esprit et provenance distinguée à tout foyer, et constituent un complément naturel aux collections de design français d’après-guerre ou à la grande tradition de la sculpture animalière française.
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