Paire de Landiers Monumentaux en Fer Forgé à Couronnes Porte-Marmite et Montants à Crémaillère. France. XVIIIe Siècle.
Monumentale paire de landiers français du XVIIIe siècle en fer forgé, chacun s’élevant jusqu’à une large couronne circulaire porte-marmite sur un montant torsadé à crémaillère avec un crochet pour suspendre des ustensiles, supporté sur des pieds écartés. France. XVIIIe Siècle. L. 24 × P. 44 × H. 74 cm.
DETAILS DU PRODUIT
| Dimensions en CM | 24 x 44 x 74 cm |
|---|---|
| Dimensions en INCH | 9.45 x 17.32 x 29.13 inch |
| Période | XVIII |
DESCRIPTION DU PRODUIT
Ces landiers sont des landiers au sens le plus plein et le plus ancien du terme — les grands chenets de travail de la ferme et de la cuisine seigneuriale française, instruments d’économie domestique autant qu’objets artisanaux, dont l’architecture est entièrement déterminée par les exigences impérieuses des traditions de cuisson sur feu ouvert de la France préindustrielle. À 74 cm de hauteur, cette paire commandait les plus grands âtres ruraux, leurs hauts montants à crémaillère soutenant les récipients de cuisson à la hauteur précise nécessaire pour atteindre le mijotage lent ou l’ébullition vigoureuse que la préparation de la nourriture quotidienne exigeait.
L’élément définiteur est la large couronne annulaire au sommet de chaque montant — la couronne porte-marmite — un large disque de fer dont l’ouverture intérieure accueillait la base d’un chaudron, d’une marmite ou d’un pot, le maintenant solidement au-dessus des flammes. Cette caractéristique, absente du « chenet » purement décoratif qui meublait la cheminée du salon, identifie immédiatement le landier comme un objet de la cuisine de travail. Les montants torsadés servent un double rôle : leur profil en spirale donne intérêt visuel et rigidité structurelle à un arbre qui pourrait sinon fléchir sous le poids d’un chaudron chargé, tandis que le mécanisme de crémaillère permet de régler la hauteur de la couronne selon les besoins. Un crochet en fer suspendu sur le côté de chaque arbre offrait un point pratique pour suspendre louches, écumoires et autres ustensiles.
Forgés en fer noirci, la patine est profonde, chaude et entièrement cohérente avec près de trois siècles d’utilisation près du foyer — noircie par la fumée, endurcie par la chaleur et usée en douceur aux points de contact les plus fréquents. Il s’agit de la surface authentique d’un outil de travail de l’Ancien Régime, intacte, sans restauration, et d’autant plus convaincante pour cela. Les pieds s’écartent avec l’irrégularité assurée du travail forgé à la main, chacun légèrement différent de l’autre, témoignant d’un forgeron qui comprenait à la fois les exigences esthétiques et fonctionnelles de son métier.
Rares par leur intégrité et leur excellente conservation, ces landiers seraient extraordinaires dans une grande cheminée d’époque à encadrement de pierre, en particulier dans un mas provençal, une maison de maître ou tout intérieur de tradition provinciale française. Ils sont également saisissants comme objets sculpturaux, leurs silhouettes d’une considérable autorité graphique contre un mur blanc contemporain ou dans la conversion d’un loft qui valorise la puissance brute de l’artisanat historique authentique.
SÉLECTIONS SIMILAIRE