Paire de Lampes en Plexiglas Imitant l’Écaille de Tortue, Travail Français, vers 1970

Paire de lampes en plexiglas imitant l’écaille de tortue. Travail Français. Vers 1970.

L. 43 cm × P. 43 cm × H. 78 cm

DETAILS DU PRODUIT

Période 1960–1970
Dimensions en CM 43 x 43 x 78 cm
Dimensions en INCH 16.93 x 16.93 x 30.71 inch
Style Mid-Century Modern
Matériaux Plexiglas

DESCRIPTION DU PRODUIT

Le plexiglas de cette qualité possède une profondeur lumineuse qu’aucun autre matériau ne réplique tout à fait — allumées de l’intérieur, les tons ambrés et sienne du motif écaille semblent s’animer, projetant des nappes de lumière chaude et tachetée qui rappellent l’éclat de la véritable corne ou de l’écaille naturelle. Ces deux lampes, identiques dans leur forme et leur traitement, s’élèvent à soixante-dix-huit centimètres sur leurs socles, imposantes et équilibrées dans leurs proportions, la silhouette colonnaire typique du meilleur design de lampe français du milieu du siècle. La surface, méticuleusement marbrée avec le veinagé caractéristique et le fond fauve de l’écaille de caouanne, atteint une évocation convaincante de l’un des matériaux de luxe les plus prisés de l’histoire des arts décoratifs européens.

L’utilisation du plexiglas et du lucite pour simuler des matériaux naturels précieux — écaille de tortue, corne, ambre et galuchat — atteignit son apogée en France durant les années 1960 et 1970, quand une génération de designers et décorateurs de luxe s’empara des nouveaux matériaux synthétiques avec la même virtuosité que leurs prédécesseurs avaient appliquée au bronze ou à l’ormolu. L’attrait était double : alors que le commerce de la véritable écaille devenait de plus en plus réglementé (la tortue imbriquée fut inscrite à la CITES à partir de 1975), le lucite offrait une alternative irréprochable ; et ses propriétés optiques — la profondeur et la translucidité de la lumière à travers la résine teintée — surpassaient l’original. Les décorateurs parisiens de l’époque prisaient ces objets pour la chaleur et la sophistication qu’ils apportaient aux plus beaux intérieurs.

Proposées en paire assortie, ces lampes offrent la rare opportunité de meubler une pièce symétriquement avec des objets d’égale distinction. Posées sur des consoles encadrant une cheminée, disposées sur des tables de chevet assorties dans une généreuse chambre de maître, ou placées aux deux extrémités d’un bureau de bibliothèque, elles créent un ensemble d’un luxe composé qui confirme la pertinence durable du meilleur goût décoratif français du milieu du siècle. Un ensemble dans cet état de conservation, avec le plexiglas conservant toute sa clarté et la chaleur de sa teinte, est de plus en plus difficile à trouver.

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