DETAILS DU PRODUIT
| Période | 1930–1940 |
|---|---|
| Dimensions en CM | 47 x 24.5 x 52 cm |
| Dimensions en INCH | 18.50 x 9.65 x 20.47 inch |
| Style | Art Déco |
| Matériaux | Métal doré |
DESCRIPTION DU PRODUIT
Il existe un paradoxe au cœur de la ferronnerie faux-bambou : le bambou, matériau le plus humble et le plus éphémère qui soit — une graminée qui plie dans le vent et pourrit sous la pluie — est ici transmuté en métal doré, vocabulaire parmi les plus opulents des arts décoratifs français. La Maison Baguès, illustre maison parisienne fondée au dix-neuvième siècle et parvenue au sommet de son influence durant les décennies Art Déco, comprenait cette contradiction féconde mieux qu’aucun autre atelier. Ses artisans savaient reproduire la géométrie organique des cannes nouées avec une précision telle que l’œil perçoit la nature tandis que la main rencontre le métal froid et pérenne. Il en résulte un objet suspendu entre deux mondes : le rustique et le somptueux, l’Oriental et le Parisien, l’éphémère et le durable.
Ce porte-revues, exécuté entièrement en métal doré sans les panneaux de verre qui apparaissent dans certaines compositions Baguès apparentées, présente le vocabulaire faux-bambou dans sa forme la plus directe et la plus concentrée. Quatre montants simulent des cannes groupées, leurs entre-nœuds marqués par les renölements caractéristiques qui confèrent au motif sa plausibilité tactile. Des traverses horizontales à plusieurs niveaux créent les compartiments destinés aux périodiques ou à la correspondance, tandis que la silhouette d’ensemble — 47 cm de largeur, 24,5 cm de profondeur et 52 cm de hauteur — réalise un équilibre entre capacité pratique et élégance sculpturale. La dorure uniforme, non interrompue par du verre ou de la laque, laisse le jeu de lumière sur les surfaces arrondies animer la pièce tout au long de la journée.
Pour le collectionneur des arts décoratifs français du milieu du siècle, une pièce faux-bambou en métal doré représente la variante la plus opulente du répertoire Baguès. De nombreuses œuvres comparables dans cette veine intègrent des tablettes en verre ou des éléments en bambou laqué qui diluent le caractère précieux du métal ; ici, la dorure seule porte l’intégralité du poids visuel et matériel de la composition. L’attribution à Baguès repose sur la qualité de la fonte, la proportion caractéristique des montants noués et la finition raffinée conforme à la production établie de la maison pour les intérieurs de luxe des années 1930 et 1940. Une pièce d’un drame maîtrisé et d’un attrait pérenne.
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