Porte-Revues en Rotin Façon Faux-Bambou, France, vers 1950

Porte-revues en rotin façon faux-bambou. Travail français. Vers 1950.

L. 49 cm × P. 26,5 cm × H. 44 cm

DETAILS DU PRODUIT

Période 1940–1950
Dimensions en CM 49 x 26.5 x 44 cm
Dimensions en INCH 19.29 x 10.43 x 17.32 inch
Matériaux Rotin

DESCRIPTION DU PRODUIT

La technique du faux-bambou — la simulation de la structure caractéristique nœud-entrenœud du bambou dans un matériau plus accessible — possède une longue histoire dans les arts décoratifs français. Des tables à pieds de bambou sculpté du style Louis XVI aux bambous en fonte peinte du Second Empire, l’imitation du rythme distinctif du bambou fut un défi récurrent pour l’ingéniosité artisanale française. Dans la période d’après-guerre, le rotin s’imposa comme le médium le plus convaincant pour cette simulation. Chauffé à la bonne température et formé autour d’un gabarit, le rotin peut être façonné en nœuds renflés et entrenœuds efilés du bambou authentique avec une fidélité remarquable, créant un matériau qui porte toutes les associations visuelles du bambou — légèreté, croissance, exotisme — sans nécessiter la plante elle-même.

Ce porte-revues est un exemple accompli de la technique du faux-bambou en rotin. Les éléments de structure, travaillés en nœuds convaincants à intervalles réguliers, créent un rythme visuel qui anime l’ensemble de la pièce et lui confère une vitalité que le rotin ordinaire n’atteindrait pas. La couleur naturelle chaude du rotin — légèrement approfondie par le temps — et la précision des nœuds formés témoignent d’un vannier travaillant à la hauteur de son art. Le résultat est un objet à la fois humble et techniquement sophistiqué : un porte-revues qui pourrait prendre sa place dans un intérieur décoratif sérieux sans maladresse.

Avec ses 49 centimètres de largeur et ses 44 centimètres de hauteur, les proportions sont confortables — suffisamment généreuses pour une bonne sélection de périodiques, assez compactes pour une table d’appoint, une console ou le coin d’un cabinet. Sa période, la fin des années 1940, le situe au début de ce qui allait devenir un enthousiasme français soutenu pour le rotin et les matériaux naturels dans l’intérieur domestique, une tendance que Perriand, Paulin et d’autres allaient développer ultérieurement en un programme esthétique complet. Cette pièce en est une instance précoce et caractéristique sous sa forme la plus directe.

SÉLECTIONS SIMILAIRE