DETAILS DU PRODUIT
| Période | 1960–1970 |
|---|---|
| Dimensions en CM | 47 x 23 x 47 cm |
| Dimensions en INCH | 18.50 x 9.06 x 18.50 inch |
| Style | Mid-Century Modern |
| Matériaux | Chrome |
DESCRIPTION DU PRODUIT
La France des années 1960 fut un laboratoire de l’art optique et cinétique : le Groupe de Recherche d’Art Visuel, fondé à Paris en 1960, réunissait des artistes dont Julio Le Parc, Francisco Sobrino et Horacio Garcia-Rossi dans une investigation des phénomènes perceptifs qui faisait bouger la peinture elle-même. Victor Vasarely, déjà solidement établi à la Galerie Denise René, touchait son public le plus large, et le langage graphique de l’Op Art — contrastes stricts, vibration optique, élimination de la couleur chromatique au profit du noir et blanc — se diffusait rapidement des galeries vers les studios de design. Ce porte-revues, en chrome et métal laqué noir et blanc, appartient à ce moment.
La palette bichromatique n’est pas décorative mais structurelle : le noir et blanc, dans la culture visuelle des années 1960, était une position philosophique, un refus de l’arbitraire au profit de la logique visuelle pure. Le chrome, réfléchissant et neutre, médiatise les deux extrêmes, multipliant et fragmentant le contraste selon le déplacement du regard. À 47 cm de large et 47 cm de hauteur — un carré presque parfait en élévation — la pièce possède une cohérence géométrique autonome qui renforce sa lecture graphique.
Sur le plan matériel, la combinaison du chrome et du métal laqué représente un choix fonctionnel réfléchi : les deux surfaces sont durables, d’entretien facile et résistantes à l’usure de l’usage quotidien. Le chrome acquiert avec le temps la chaleur douce d’une surface bien usée ; la laque, si elle est bien conservée, conserve l’immédiateté graphique de son énoncé originel. Un objet mineur éloquent de la décennie qui fit entrer l’Op Art dans le salon français.
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