Porte-Revues en Plexiglass et Cannage, dans le Goût Dior-Crespi, Travail Français, vers 1970

Porte-revues en plexiglass et cannage incrusté. Dans le goût de Christian Dior et Gabriella Crespi. Travail français. Vers 1970.

L. 29,5 cm × P. 10 cm × H. 25,5 cm

DETAILS DU PRODUIT

Période 1970–1980
Dimensions en CM 29.5 x 10 x 25.5 cm
Dimensions en INCH 11.61 x 3.94 x 10.04 inch
Style Mid-Century Modern
Matériaux Plexiglas

DESCRIPTION DU PRODUIT

Lorsque Christian Dior présente en 1947 son révolutionnaire « New Look », il n’impose pas seulement un nouveau dessin de la silhouette féminine — il instaure une grammaire du luxe destinée à irriguer tous les domaines de la vie décorative française. Ce petit porte-revues, pensé dans la forme inconfondable d’un sac à main structuré, témoigne de cette irrigation : le cadre rigide en plexiglass, articulé de panneaux de cannage incrusté, traduit le vocabulaire architectural du plus emblématique accessoire de la maison Dior en une pièce de mobilier domestique. À la fois objet fonctionnel et citation sculpturale, il appartient à ce courant fertile du design des années 1970 où les frontières entre la mode et les arts décoratifs se dissolvent avec bonheur.

La référence à Gabriella Crespi (1922–2017) inscrit la pièce dans une tradition illustre de créativité croisée. La designer milanaise, formée à la sculpture avant de se consacrer aux arts décoratifs, s’impose dans les décennies 1960–1970 en associant matériaux naturels — bambou, rotin, paille tressée — à des ferronneries raffinées et à des plastiques modernes, souvent dans des formes empruntées à la mode et aux accessoires de voyage. Ses porte-revues, ses coffrets et ses guéridons furent collectés par les grandes maisons internationales et la bourgeoisie européenne soucieuse d’élégance, précisément parce qu’ils refusent toute hiérarchie entre l’usage et la beauté. Les panneaux de cannage incrusté — technique évoquant la tabletterie Napoléon III autant que l’exotisme tropical cher à Crespi — sont ici enchâssés dans une armature en plexiglass qui rend la structure simultanément solide et immatérielle.

La convergence de deux références aussi fécondes — la haute couture parisienne de Dior et le génie du design milanais de Crespi — fait de cet objet un exemple saisissant de la culture du luxe transnational qui irrigue les arts décoratifs européens dans les années du grand renouveau. Les proportions modestes (29,5 × 10 × 25,5 cm) suggèrent un usage domestique intime, posé sur un bureau ou une console basse comme élégant réceptacle pour la correspondance, les catalogues ou les périodiques illustrés. Pour le collectionneur du design des années 1970 à l’intersection de la mode et du mobilier, rares sont les objets qui condensent une telle richesse culturelle dans une forme aussi épurée.

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