Porte-Revues en Acajou et Laiton à Pieds Griffes, Maison Jansen, Travail Français, vers 1940
Porte-revues en acajou et laiton à pieds griffes. Style néoclassique. Maison Jansen. Travail français. Vers 1940.
L. 40 cm × P. 25 cm × H. 55 cm
DETAILS DU PRODUIT
| Période | 1930–1940 |
|---|---|
| Dimensions en CM | 40 x 25 x 55 cm |
| Dimensions en INCH | 15.75 x 9.84 x 21.65 inch |
| Style | Néo-classique |
| Matériaux | Acajou |
DESCRIPTION DU PRODUIT
De tous les matériaux qui définissent le mobilier du Premier Empire, l’acajou est le plus évocateur. Importé des possessions caribéennes de la France — les plantations de Saint-Domingue, de la Martinique et de la Guadeloupe — et mis en œuvre par les grands ébénistes des périodes Consulat et Empire, l’acajou était le bois dans lequel la vision domestique de Napoléon se réalisa le plus pleinement. Sa teinte rouge-brun profonde, son grain fin et régulier, sa capacité à recevoir le poli miroir exigé par l’esthétique de Percier et Fontaine : ces qualités en firent le matériau dominant des ateliers Jacob-Desmalter et le modèle pour deux siècles de renouveau. Ce porte-revues de la Maison Jansen prolonge cette ligne ininterrompue : corps en acajou, garnitures en laiton, pieds griffes qui rappellent les pieds en patte de lion des consoles Empire d’origine.
Le pied griffe — la patte de lion — est l’un des motifs ornementaux les plus persistants de la tradition du mobilier occidental. Des chaises klismos de l’Antiquité classique aux trônes des empereurs byzantins, des consoles dorées de Versailles aux sièges en acajou des Tuileries, la patte de lion servait simultanément de support structurel et d’emblème héraldique : l’incarnation de la force souveraine, posant son poids sur le sol avec une assurance impériale. Dans ce porte-revues en acajou et laiton de Jansen daté de 1940, les pieds griffes remplissent ces deux fonctions : ils supportent l’objet physiquement et l’ancrent symboliquement dans le vocabulaire Empire que la firme avait maîtrisé au fil de six décennies de pratique.
La combinaison de l’acajou et du laiton est elle-même un argument. Là où les bronzes dorés originaux de Thomire et Ravrio brillaient contre le bois sombre des fauteuils de Jacob, la version Jansen — en laiton chaud plutôt qu’en ormolu — maintient la logique chromatique tout en l’adaptant au registre de l’intérieur du milieu du vingtième siècle. Avec ses dimensions de 40 × 25 × 55 cm, ce porte-revues possède l’autorité compacte d’un objet conçu non pour l’exposition mais pour l’usage — adapté à un salon, une bibliothèque ou un cabinet de travail meublé dans la tradition classique française. Pour le collectionneur de pièces Jansen authentifiées, la qualité constante et la rigueur historique de la Maison font de cet objet une distinction durable.
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