Porte-Revues en Plexiglass, Laiton et Cannage, dans le Goût Dior-Crespi, Travail Français, vers 1970
Porte-revues en plexiglass, laiton et cannage incrusté. Travail français dans le goût de Christian Dior et Gabriella Crespi. Vers 1970.
L. 35,5 cm × P. 10,5 cm × H. 20 cm
DETAILS DU PRODUIT
| Période | 1970–1980 |
|---|---|
| Dimensions en CM | 35.5 x 10.5 x 20 cm |
| Dimensions en INCH | 13.98 x 4.13 x 7.87 inch |
| Style | Mid-Century Modern |
| Matériaux | Plexiglas |
DESCRIPTION DU PRODUIT
Peu d’objets cristallisent aussi nettement le paradoxe des arts décoratifs d’après-guerre que ce porte-revues, dans lequel un fragment d’artisanat du dix-septième siècle—le cannage, le tissage manuel patient du rotin en un réseau en losanges—a été figé, littéralement emmé dans une plaque d’acrylique. Le plexiglass, extrudé industriellement et optiquement transparent, appartient au monde d’après-guerre des plastiques, de la vitesse et de la production de masse ; le cannage appartient à l’Ancien Régime de la corporation parisienne, aux chaisiers qui fournissaient Versailles. Leur rencontre en un seul objet n’est pas un accident mais un programme.
Le vocabulaire est indéniablement celui de l’esthétique commune inventée par les collaborateurs décorateurs de Christian Dior et affinée par Gabriella Crespi à Milan : transparence comme luxe, fibre naturelle comme nostalgie, laiton comme le métal chaud qui relie les deux mondes. Le cadre en laiton doré, à onglets, fonctionne comme une baguette—la logique du cadre de tableau appliquée au meuble—de sorte que l’insert en cannage se lit comme une « pièce exposée », un spécimen épinglé du savoir-faire préindustriel affiché sous la surface vitrée. L’objet ne se contente pas de ranger des périodiques ; il encadre une conversation sur le temps.
Travail français, vers 1970, en bel état de conservation. Les panneaux acryliques conservent leur clarté d’origine et le laiton sa patine dorée chaude. Dimensions : L. 35,5 cm × P. 10,5 cm × H. 20 cm.
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