DETAILS DU PRODUIT
| Période | 1970–1980 |
|---|---|
| Dimensions en CM | 47.5 x 27 x 39 cm |
| Dimensions en INCH | 18.70 x 10.63 x 15.35 inch |
| Style | Mid-Century Modern |
| Matériaux | Laiton |
DESCRIPTION DU PRODUIT
Le paradoxe du faux-bambou en laiton réside dans le rapport de l’objet au temps. Le vrai bambou est l’un des matériaux naturels les plus éphémères : il croît à une vitesse extraordinaire, sèche et se décolore sous le soleil, se fend au gel et retourne à la terre en quelques décennies. Il appartient entièrement au monde organique de la croissance et du dépérissement, du saisonnier et du périssable. Le laiton est son contraire : dense, inerte, résistant au passage des siècles. Quand les décorateurs occidentaux du dix-huitième siècle commencèrent à couler du laiton pour simuler le bambou—à reproduire ses nœuds caractéristiques, ses cylindres légèrement effiés, sa surface dorée et chaude—ils accomplissaient une immortalisation métallique de l’éphémère : un acte de conquête de la temporalité organique par la permanence de la fonderie.
Cette tradition, née de la vogue de la chinoiserie sous l’Ancien Régime, revivifiée sous Napoléon III et connaissant un troisième épanouissement dans l’intérieur français des années 1960 et 1970, est pleinement présente dans ce porte-revues. Des maisons comme Baquès et Jansen réintroduisirent le motif faux-bambou dans le cadre d’une nostalgie orientaliste plus large : des éléments en laiton aux nœuds soigneusement articulés étaient assemblés en mobilier combinant le vocabulaire visuel oriental et la fonction domestique occidentale. Le laiton paliné de cette pièce encode la légèreté et le rythme organique du bambou dans un matériau qui survivra à tout ce qui l’entoure—l’acte de préservation ultime.
Travail français, vers 1970, en bel état de conservation. Dimensions : L. 47,5 cm × P. 27 cm × H. 39 cm.
SÉLECTIONS SIMILAIRE