Seau à Champagne en Métal Argenté à Anses en Volutes Feuillagées — Belle Époque, Vers 1900
Seau à champagne en métal argenté de grande forme Médicis, travail français, vers 1900. Le corps bombé présente un bord perlé, une ceinture moulée saillante centrale et un pied en piédouche à degrés, flanqué d'une paire d'anses en volutes feuillagées richement moulées. Dimensions : 26 × 22,5 × 26 cm.
DETAILS DU PRODUIT
| Période | 1900–1920 |
|---|---|
| Dimensions en CM | 26 x 22.5 x 26 cm |
| Dimensions en INCH | 10.24 x 8.86 x 10.24 inch |
| Matériaux | Métal doré |
DESCRIPTION DU PRODUIT
Ce seau à champagne imposant dans la tradition de l'urne Médicis représente l'argenterie française dans ce qu'elle a de plus patricien. Le corps généreusement proportionné s'épanouit d'un pied en piédouche à degrés, en passant par une ceinture moulée saillante, jusqu'à un col large légèrement évasé bordé d'un rang de perles — une forme enracinée dans la grande tradition de la métallurgie française qui puisait à la fois à l'amphore classique et au bronze de la Renaissance. S'élevant à 26 centimètres de hauteur pour 26 centimètres de diamètre, la pièce est à l'échelle des tables les plus fastueuses : elle peut aisément recevoir un magnum ou deux bouteilles standard de Champagne emballées dans la glace.
Les anses constituent l'élément le plus saisissant de la pièce : une paire de grandes volutes feuillagées en métal coulé, richement détaillées de feuilles d'acanthe et de volutes enroulées, fixées à l'épaulement avec une assurance sculpturale certaine. Ces anses étaient la marque des grands orfèvres français de la Belle Époque, qui comprenaient que le seau à champagne n'est pas seulement un récipient fonctionnel, mais une pièce maîtresse — une déclaration d'hospitalité et du goût de l'hôte. La qualité de la fonte, la netteté des formes végétales et la vitalité du travail en volutes, témoignent d'un atelier d'orfèvre d'une distinction véritable.
La production française d'argenterie plaquée atteignit son apogée dans les dernières décennies du XIXe siècle, lorsque les grandes maisons — Christofle, Ercuis, Boulenger — se disputaient la fourniture du commerce hôtelier et de la restauration, du foyer grand bourgeois et d'un marché d'exportation s'étendant de Buenos Aires à Saint-Pétersbourg. Une pièce de cette qualité, conforme en forme et en finition à la meilleure argenterie commerciale parisienne de l'époque, aurait orné les caves d'un restaurant de renom ou le buffet d'une maison bourgeoise prospère.
Le placage d'argent est bien conservé, avec le lustre mat et chaud caractéristique de l'électroplacage français ancienné. Le bord perlé ne présente pas d'usure significative ; les anses conservent l'intégralité de leur détail décoratif. Un superbe ornement de table qui demeure entièrement fonctionnel pour son usage d'origine, et un témoignage éloquent de l'extraordinaire tradition artisanale de la France de la Belle Époque.
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