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Impression d’un Bélier Signée Jean Lurçat

Estampe en format paysage à la signature de Jean Lurçat, représentant un bélier cornû se détachant d’un feuillage vert dense sur fond sombre — composition d’un mystère nocturne caractéristique du vocabulaire cosmologique de la maturité de l’artiste. Travail français, vers 1970. 77 cm de large × 1 cm de profondeur × 52,5 cm de hauteur (encadré).

DETAILS DU PRODUIT

Période 1970–1980
Dimensions en CM 52.5 x 1 x 77 cm
Dimensions en INCH 20.67 x 0.39 x 30.31 inch

DESCRIPTION DU PRODUIT

En contraste avec l’élan vif et ascendant d’un coq de Lurçat, cette estampe en format paysage propose un registre plus complexe et mystérieux. Sur le fond sombre et profond caractéristique de l’artiste, un bélier cornû s’impose parmi des feuilles denses et entrelacées rendues en cascade de verts — des tons forêt profonds à la qualité légèrement phosphorescente des feuilles éclairées par en dessous. Les cornes en spirale du bélier émergent du feuillage, son corps à demi dissimulé dans la densité végétale ; des touches éparses de rouge et d’ocre ponctuent la composition. L’effet d’ensemble est celui d’une créature entrevue dans un jardin nocturne — présente mais non pleinement révélée, puissante mais absorbée dans le monde naturel qui l’entoure.

Le bélier occupait une place particulière dans le vocabulaire symbolique de Jean Lurçat. En tant que créature associée au signe zodiacal du Bélier et à des notions de virilité, de renouveau saisonnier et d’énergie primordiale, il apparaissait tout au long de son œuvre tapissière aux côtés d’autres animaux — le coq, le taureau, le cheval — comme partie d’une cosmologie personnelle enracinée à la fois dans la mythologie classique et dans un rapport profondément ressenti au monde naturel. Dans ses tapisseries, ces animaux étaient fréquemment situés dans de luxuriants paysages nocturnes du type représenté ici : fonds sombres animés d’une flore stylisée, créant le sentiment d’un monde parallèle où la nature obéit à sa propre logique lumineuse.

Le format estampe — lithographie, sérigraphie ou reproduction imprimée d’une composition originale — était le vecteur par lequel l’imagerie de Lurçat atteignait un large public, notamment dans la décennie suivant sa mort en 1966, lorsque des éditions autorisées maintenaient son œuvre en circulation. Cet exemplaire, signé sur la feuille, est caractéristique de ces éditions posthumes et conserve toute la force visuelle de la composition originale. Encadré dans un simple bois foncé cohérent avec la période, il est présenté prêt à accrocher.

À environ 77 cm de large pour 52,5 cm de hauteur dans son cadre, cette estampe possède la présence nécessaire pour être l’œuvre principale d’une pièce plutôt qu’un décor secondaire. La noirceur et la densité de la composition la rendent particulièrement efficace à la lumière des bougies ou d’un éclairage artificiel chaud, où les verts s’intensifient et les cornes du bélier semblent émerger d’une ombre véritable. Pendant de la pièce référence 1186 — le coq Lurçat — les deux estampes formeraient un ensemble distingué pour un salon ou un cabinet de travail.

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