Impression d’un Coq Signée Jean Lurçat
Estampe de grande force à la signature de Jean Lurçat, représentant un coq stylisé en bleus, verts et jaunes éclatants sur un fond sombre — l’imagerie renvoyant directement au vocabulaire des célèbres tapisseries d’Aubusson de l’artiste. Travail français, vers 1970. 52 cm de large × 1 cm de profondeur × 76 cm de hauteur (encadré).
DETAILS DU PRODUIT
| Période | 1960–1970 |
|---|---|
| Dimensions en CM | 52 x 1 x 76 cm |
| Dimensions en INCH | 20.47 x 0.39 x 29.92 inch |
DESCRIPTION DU PRODUIT
Cette estampe saisissante portant la signature de Jean Lurçat (1892–1966) présente l’un des sujets les plus reconnaissables de son vaste output décoratif : le coq, rendu dans la manière plate, aux teintes de joyaux et héraldique qui devint sa signature artistique. Sur un fond sombre et profond, l’oiseau se cabre dans une posture d’une énergie vive — son plumage une cascade de bleus, verts et jaunes avec des touches de rouge et d’orange au jabot et à la crête — les formes simplifiées et boldement tracées, relevant autant de l’enluminure médiévale et du vitrail que de l’idiome moderniste du XXè siècle. Encadrée dans un bois simple, la composition possède la présence concentrée d’une image votive.
Jean Lurçat est l’une des figures les plus importantes de l’histoire des arts décoratifs français du XXè siècle. Formé comme peintre et fortement influencé par les Cubistes, il consacra son énergie à partir des années 1930 à la revitalisation de la tapisserie française, tombée dans l’insignifiance décorative et commerciale. Travaillant à Aubusson — centre historique de la production tapissière française — il réforma en profondeur à la fois la technique et l’iconographie du médium, substituant au pastoral académique étiolé une imagerie audacieuse, symbolique et cosmologique : soleils, lunes, bêtes et oiseaux sur fonds sombres. Ses coqs, en particulier, devinrent les emblèmes de son art, apparaissant dans des tapisseries, céramiques, estampes et affiches tout au long de sa carrière et dans la décennie suivant sa mort en 1966.
Le format estampe permit à l’imagerie de Lurçat d’atteindre un public plus large que ses grandes tapisseries, acquises par les musées et les grands collectionneurs. Des éditions d’estampes d’après ses compositions furent produites de son vivant et post-mortem, souvent en tirages limités supervisés par son atelier ou sa succession. La datation vers 1970 de cet exemplaire le situe parmi les éditions posthumes qui maintinrent l’intérêt pour son œuvre dans les années immédiatement après sa disparition. La signature, présente sur la feuille, est caractéristique de ces éditions autorisées.
Aux dimensions de 52 × 76 cm encadrée, cette estampe possède la présence nécessaire pour tenir un mur dans un salon, un cabinet de travail ou un couloir, où son intensité chromatique et son autorité iconographique récompenseront une attention soutenue. Elle constitue un accès abordable à une œuvre associée à l’un des grands noms de l’art français du XXè siècle, et une pièce dont la puissance décorative demeure entièrement intacte avec le temps.
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