Vase Soliflore en Grès par Edouard Chapallaz, Duillier, Suisse, vers 1950
Vase soliflore compact en grès du potier suisse Edouard Chapallaz, le corps globulaire revêtu d’un émail vert olive richement moucheté aux variations ocres, kaki et brunes, la partie inférieure laissée en grès naturel non émaillé de ton crème chaud. Le contraste entre l’émail cuit et l’argile nue crée une surface tactile et visuellement animée caractéristique des meilleures céramiques de studio du milieu du siècle. Signé par l’artiste et cachet CHAPALLAZ DUILLIER. L. 14 × P. 14 × H. 19,5 cm. Suisse, vers 1950.
DETAILS DU PRODUIT
| Dimensions en CM | 14 x 14 x 19.5 cm |
|---|---|
| Dimensions en INCH | 5.51 x 5.51 x 7.68 inch |
| Période | 1940–1950 |
| Style | Mid-Century Modern |
| Matériaux | Grès |
DESCRIPTION DU PRODUIT
Beau vase soliflore en grès de studio du milieu du siècle par le céramiste suisse Edouard Chapallaz, travaillant depuis son atelier à Duillier, dans le canton de Vaud. Le vase est de forme globulaire à col étroit—proportions soliflores classiques conçues pour mettre en valeur une seule tige. Le corps est recouvert d’un émail richement moucheté qui oscille entre le vert olive, le kaki, l’ocre chaud et des éclats de brun rouille, chaque variation étant le produit de la chimie imprévisible du four et de l’expérience de l’artiste dans son maniement. La partie inférieure du corps est laissée en grès naturel non émaillé, le ton crème chaud de l’argile cuite offrant un contraste ancrant avec l’émail animé au-dessus. La transition entre les surfaces émaillées et non émaillées est assurée et délibérée, l’une des décisions caractéristiques des potiers de studio du milieu du siècle qui valorisaient l’expression honnête de l’argile comme matériau autant que les effets de surface de l’émail.
Edouard Chapallaz travaillait depuis Duillier, un petit village sur les rives du lac Léman, au cœur de la sphère culturelle romande qui produisit une remarquable concentration d’artistes et d’artisans de studio au milieu du XXᵉ siècle. La céramique de studio suisse de cette période—caractérisée par ses formes organiques, ses émaux aux tons de terre et ses corps en grès cuits à haute température—était produite pour une clientèle cultivée qui valorisait l’artisanat, les matériaux naturels et l’autorité tranquille de la beauté fonctionnelle. L’œuvre de Chapallaz, signée et cachétée de sa marque et du nom de son village, était clairement destinée à un marché qui privilégiait la main individuelle du créateur et l’authenticité de l’objet signé plutôt que la production anonyme.
Le vase soliflore—conçu pour une seule fleur ou tige—est une forme à la résonance particulière dans le contexte des arts décoratifs du milieu du siècle. Son économie d’intention—un vase, une fleur—convenait parfaitement à l’esthétique de simplicité et de beauté naturelle qui informait le vocabulaire décoratif des intérieurs européens les plus exigeants des années 1940 et 1950. Une seule tige d’une fleur de jardin, une branche en fleurs ou même une brindille nue dans un vase de cette qualité devient un acte de composition visuelle, la forme céramique et l’objet naturel entrant dans un dialogue qui est l’un des plaisirs les plus raffinés de l’intérieur domestique.
En excellent état, l’émail intact et brillant, le corps en grès solide. Signé sur le dessous par l’artiste ; cachet CHAPALLAZ DUILLIER. Une pièce de qualité authentique d’une tradition méconnue de céramique de studio suisse du milieu du siècle.
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