Chaise Basse Tripode Brutaliste et son Repose-Pieds, Travail Français, Vers 1950

Chaise basse tripode brutaliste et son repose-pieds. Travail français. Vers 1950.

DETAILS DU PRODUIT

Dimensions en CM 55.0 x 36.0 x 81.5 cm
Dimensions en INCH 21.65 x 14.17 x 32.09 inch
Période 1940–1950
Style Brutaliste

DESCRIPTION DU PRODUIT

Cette imposante chaise basse et son repose-pieds forment un ensemble sculptural d'une grande inventivité formelle. La base tripode — trois pieds rayonnant depuis un point central dans une configuration à la fois ingénieuse sur le plan structurel et dynamique sur le plan visuel — élève le design au-delà du fonctionnel vers le domaine de l'architecturalement réfléchi. L'esthétique brutaliste qui caractérise la pièce — la primauté de la structure, la célébration du poids et de la crudité du matériau, le refus de l'ornement superflu — témoigne d'un courant puissant du design français du milieu du siècle qui regardait au-delà du salon vers quelque chose de plus élémentaire et de plus durable.

Le brutalisme comme esthétique mobilière émergea en France à la fin des années 1940 et dans les années 1950, alors que des designers réagissaient contre l'historicisme fastueux des années d'avant-guerre comme contre l'efficacité froide du modernisme international. Inspirés par l'impulsion primitiviste de la sculpture et de la peinture — les formes brutes de Picasso, l'énergie élémentaire de l'art africain et océanien — une génération de designers français se tourna vers les bois lourds, la pierre brute, le fer forgé et les fibres naturelles, créant des objets qui semblaient aussi enracinés dans la terre que dans l'atelier. Parmi les noms associés à cette tendance, on compte Charles Dudouyt, Alexandre Noll et Henri Caillon, dont les œuvres combinaient rigueur formelle et présence physique quasi totémique.

Cet ensemble chaise basse et repose-pieds est une pièce de caractère et d'autorité considérables. Installé près du sol à la manière d'un trône à l'autorité naturelle, il enveloppe son occupant d'un sentiment de solidité et de permanence que le mobilier plus léger de l'époque atteint rarement. Dans un salon aménagé autour d'une cheminée en pierre, une bibliothèque meublée d'étagères en chêne et de textiles lourds, ou un atelier qui fait la part belle aux matières brutes, il s'imposera comme le point focal naturel — un siège qui demande à être occupé autant qu'admiré.

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