DETAILS DU PRODUIT
| Dimensions en CM | 42.5 x 69 x 60 cm |
|---|---|
| Dimensions en INCH | 16.73 x 27.17 x 23.62 inch |
| Période | 1970–1980 |
| Matériaux | Rotin |
DESCRIPTION DU PRODUIT
Le fauteuil à bascule occupe une position singulière dans la taxonomie des sièges : c’est le seul siège qui se meut. Tous les autres sont essentiellement des architectures statiques qui reçoivent le corps ; le fauteuil à bascule l’enveloppe et lui imprime un rythme. Pour l’adulte, ce rythme est méditatif — une berceuse mécanique, une externalisation du balancement intérieur. Pour l’enfant, c’est quelque chose de plus fondamental : une éducation à l’oscillation, à la découverte que le corps peut être simultanément passager et moteur, qu’une personne assise peut générer un élan, en ressentir les effets, l’arrêter, et recommencer. Ce fauteuil à bascule d’enfant en rotin, de fabrication française des années 1970, répond à cette découverte avec une franchise que bien du mobilier enfantin ignore.
Les proportions — 42,5 cm de largeur, 60 cm de hauteur, 69 cm de profondeur — ne sont pas simplement un fauteuil à bascule adulte miniaturisé. Le centre de gravité, l’arc des patins, le rapport entre la profondeur de l’assise et l’angle du dossier : tout cela exige un recalcul à l’échelle de l’enfant. Un siège qui bascule gracieusement aux proportions adultes serait instable ou paresseux à mi-taille sans ajustements compensatoires. La construction en rotin est également bien pensée : assez légère pour que l’enfant sente le poids propre du siège comme partie du dynamisme oscillatoire, mais résistante à l’usage intensif de l’enfance. La surface tressée offre une adhérence que le bois laqué lisse ne peut procurer, maintenant l’enfant en place lors d’un balancement vigoureux sans recourir à des accoudoirs contraignants.
L’artisanat du rotin français des années 1970 s’inscrit dans un moment culturel précis. La décennie fut celle du retour — aux matières naturelles, à l’artisanat, aux objets qui montrent leur fabrication — en réaction consciente contre l’industrialisme anonyme du modernisme d’après-guerre. Le rotin, adopté dans les années 1950 comme matériau moderniste puis quelque peu éclipsé par les plastiques des années 1960, revint avec une valence plus chaleureuse : naturel, renouvelable, manifestement travaillé à la main. Un fauteuil à bascule d’enfant dans ce contexte n’était pas seulement du mobilier, mais un petit manifeste de la domesticité tactile et organique — un objet qui plaçait l’enfance au cœur de la culture matérielle du foyer.
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