Tabouret Curule, Épées Croisées en Bronze, Cuir Rouge, Style Néoclassique, vers 1900
Tabouret Curule de Style Néoclassique en Cuir Rouge, Base en Épées Croisées de Bronze et Métal Gainé de Cuir Noir. Travail Français. Vers 1900. L. 45,5 cm × P. 36,5 cm × H. 39 cm.
DETAILS DU PRODUIT
| Dimensions en CM | 45.5 x 36.5 x 39 cm |
|---|---|
| Dimensions en INCH | 17.91 x 14.37 x 15.35 inch |
| Période | 1900–1920 |
| Style | Néo-classique |
| Matériaux | Cuir |
DESCRIPTION DU PRODUIT
Peu d’objets de siège concentrent une telle charge symbolique en une forme aussi compacte. Ce tabouret curule, mesurant 45,5 centimètres de largeur, 36,5 de profondeur et 39 de hauteur, présente une assise garnie de cuir rouge et fixée par des clous de laiton—une surface luxueuse qui repose sur une base d’une invention singulière : quatre épées croisées en bronze et métal gainé de cuir noir, leurs lames formant le traditionnel cadre en X de la curule romaine antique. La combinaison des matériaux—rouge impérial, laiton bruni, bronze et registre minuit du cuir noir—constitue un vocabulaire précis du pouvoir.
La sella curulis—le siège pliant du magistrat romain—était le symbole de la plus haute autorité civile et militaire dans la Rome antique, réservée aux consuls, aux préteurs et aux plus grands magistrats. Sa résurgence dans le style Empire napoléonien (vers 1800–1815) était délibérée et programmatique : le Premier Consul puis l’Empereur cherchait à rattacher son régime au précédent romain républicain et impérial à chaque étape, de l’architecture au vêtement en passant par le mobilier. Le tabouret curule devint une pièce clé de l’intérieur Empire, son cadre en X traduit en bronze, ébène et bois doré, ses pieds transformés en cygnes, en lions et—comme dans ce remarquable exemple—en épées croisées. Ce dernier motif ajoutait une dimension explicitement martiale à la forme antique, célébrant la victoire militaire comme fondement de l’autorité politique.
Réalisé en France vers 1900, ce tabouret appartient au renouveau Néo-Empire qui fleurit sous la Troisième République, lorsque la nostalgie de l’ère napoléonienne et de sa grandeur devint un courant culturel persistant. Les objets de ce type étaient destinés aux bureaux d’officiers, aux institutions civiques et aux collectionneurs privés attirés par le prestige des associations impériales. La qualité d’exécution—la précision du travail des épées en bronze, la richesse du cuir—place cette pièce dans le registre supérieur de son genre : un manifeste condensé de l’iconographie impériale en forme de mobilier.
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