DETAILS DU PRODUIT
| Dimensions en CM | 39.5 x 39.5 x 80 cm |
|---|---|
| Dimensions en INCH | 15.55 x 15.55 x 31.50 inch |
| Période | 1960–1970 |
| Style | Mid-Century Modern |
| Matériaux | Rotin |
DESCRIPTION DU PRODUIT
Le tabouret de bar est le mobilier d’un nouveau contrat social. Sa hauteur — hauteur de comptoir, hauteur d’appui — appartient à un registre différent de la chaise formelle : elle parle d’informalité, de la cuisine qui est aussi un lieu de rassemblement, du bar domestique qui émergea dans l’imaginaire français et européen des années 1960 comme l’emblème d’un certain loisir moderne. Le tabouret de bar en rotin en particulier, par sa légèreté et sa chaleur, traduisit cette nouvelle informalité domestique en forme matérielle : assez haut pour un comptoir de cuisine, assez décontracté pour une terrasse, assez solide pour un bar, il offrait une flexibilité que le fauteuil de salon tapissé ne pouvait égaler. Cette suite de quatre, produite en France vers 1970, capture cet esprit avec précision et savoir-faire.
Porter le rotin à hauteur de comptoir est un défi structurel que le matériau relève avec une autorité surprenante. La canne naturelle, souple et légère prise isolément, devient remarquablement rigide une fois assemblée dans l’armature haute et entrelacée d’un tabouret de bar : les tiges verticales, liées et croisées à intervalles réguliers, créent une structure qui allie délicatesse visuelle et véritable capacité portante. C’est l’une des révélations centrales du mobilier en rotin d’après-guerre — qu’un matériau associé aux meubles de jardin et aux vérandas coloniales était en réalité un produit naturel industriellement adaptable, capable de répondre aux exigences structurelles de l’usage domestique moderne. La patine chaude aux tons de miel que la canne développe après des décennies d’usage confère à ces tabourets une qualité de permanence vécue qu’aucun matériau manufacturé ne peut reproduire.
Quatre tabourets autour d’un comptoir constituent une proposition sociale précise : le rassemblement informel autour d’une surface surelevée, la conversation debout prolongée en conversation assise, le rituel domestique à mi-chemin entre la préparation et la table. À la différence de la chaise de salle à manger, qui implique une hiérarchie fixe et des couverts assignés, le tabouret au comptoir autorise la fluidité — l’arrivée, le départ, la proximité choisie plutôt qu’imposée. La suite de quatre, assortie et cohérente, crée cette possibilité avec élégance. Dans les intérieurs français des années 1970, le comptoir domestique avec sa rangée de tabourets en rotin était l’image d’un foyer qui accueillait ses invités sans cérémonie, cuisinait à la vue de ses hôtes, et traitait la cuisine elle-même comme le salon qu’elle était en train de devenir.
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