Tabouret en Rotin dans le Style de Franco Albini, Travail Italien, vers 1950

Tabouret en rotin dans le style de Franco Albini, travail italien, vers 1950. Dimensions : L. 37 cm × P. 37 cm × H. 47 cm. Matériau : rotin.

DETAILS DU PRODUIT

Dimensions en CM 37 x 37 x 47 cm
Dimensions en INCH 14.57 x 14.57 x 18.50 inch
Période 1940–1950
Style Mid-Century Modern
Matériaux Rotin

DESCRIPTION DU PRODUIT

Franco Albini (1905–1977) est l’une des figures les plus rigoureuses du design italien du vingtième siècle, et son approche du rotin constituait avant tout un argument structurel. Là où la plupart des designers traitaient l’osier comme un matériau de surface — tressé sur une armature en bois ou en métal comme une peau décorative — Albini soumettait le rotin à la même analyse formelle qu’il appliquait à l’acier, au verre, au béton. Dans ses célèbres fauteuils Margherita et Gala de 1950–51, conçus pour Bonacina, le tressage est à la fois structure et surface simultanément : il constitue le cadre, l’assise et la logique visuelle de la pièce dans un geste matériel continu. Ce tabouret, réalisé dans l’esprit de ce programme, en hérite la proposition centrale : le rotin traité comme matériau d’ingénieur, non comme matériau d’artisan.

Les proportions sont précises à la manière caractéristique du rationalisme d’Albini. À 37 cm de côté et 47 cm de hauteur, le tabouret s’approche d’un volume cubique sans tout à fait l’atteindre — la légère extension verticale préserve la fonction d’assise sans perturber la lecture géométrique. L’empreinte carrée, strictement égale en largeur et en profondeur, est une affirmation d’honnêteté géométrique : rien n’est étendu au-delà du nécessaire, rien n’est supprimé. Cette discipline formelle distingue le vocabulaire d’Albini des traditions d’osier plus chaleureuses et plus organiques de France ou de Scandinavie : il appartient à la lignée rationaliste italienne, à l’esthétique du Politecnico di Milano, à la conviction que la beauté d’un objet réside dans la clarté de sa structure.

Albini reçut le Compasso d’Oro en 1955 pour sa chaise Luisa, et conçut par la suite certains des intérieurs les plus célèbres de l’Italie d’après-guerre, dont les musées du Palazzo Bianco et du Palazzo Rosso à Gênes. Son travail du rotin pour Bonacina demeura parmi ses contributions les plus appréciées — des objets qui démontraient, contre le préjugé dominant, que les matériaux naturels pouvaient être aussi formellement rigoureux que les matériaux industriels. Un tabouret dans sa manière porte cet argument dans la forme la plus petite et la plus directe possible : pas de dossier, pas d’accoudoirs, aucun élément auxiliaire. Seulement le tressage structurel, la géométrie carrée, et l’insistance tranquille de la matière sur sa propre logique.

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