Lanterne en Laiton, Décor Géométrique Ajouré, Travail Oriental, Fin XIXᵉ Siècle
Exceptionnelle lanterne orientale en laiton. Travail Oriental. Fin XIXᵉ siècle.
L. 57 cm × P. 57 cm × H. 82,5 cm
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DÉTAILS DE LA PIÈCE
| Période | XIXe siècle |
|---|---|
| Dimensions en CM | 57 x 57 x 82.5 cm |
| Dimensions en INCH | 22.44 x 22.44 x 32.48 inch |
| Matériaux | Laiton |
| État | Bon état |
DESCRIPTION DE LA PIÈCE
La lanterne en laiton de tradition orientale constitue l’un des grands accomplissements des arts décoratifs islamiques : une forme où les exigences pratiques de l’éclairage et les ambitions spéculatives de l’ornement géométrique convergent en un seul objet. L’artisan qui réalisa cet exemplaire de la fin du XIXᵉ siècle maîtrisait une géométrie du perçage — arabesques, polygones étoilés, treillis entrelacés — qui filtre la lumière des bougies en un réseau d’ombres portées sur les parois environnantes, transformant tout intérieur en quelque chose évoquant la cour intérieure d’un palais mamelouk ou la salle de réception d’un marchand damascène. Avec ses 82,5 cm de hauteur et 57 cm de diamètre, il s’agit d’une pièce d’échelle imposante.
Le corps est travaillé en laiton fondu et repoussé avec une précision qui identifie cette pièce comme le produit d’un atelier spécialisé — vraisemblablement d’Égypte, de Syrie ou du Maroc, où le métier de fanal-maker avait été transmis de génération en génération par des ferronniers dont les guildes maintenaient des standards d’exécution stricts. Le traitement de surface révèle la qualité de l’alliage et l’assurance du ciselage. Les panneaux ajourés sont enchâssés dans une cage structurelle de nervures pleines, chaque jonction étant finie d’un bouton ou d’un collier qui renforce la composition tout en ajoutant un incident visuel supplémentaire.
Lorsque les grands collectionneurs français du Second Empire et de la Troisième République meublaient leurs fumoirs mauresques et leurs salons orientalistes, des pièces de cette échelle et de cette qualité comptaient parmi les acquisitions les plus recherchées — transportées depuis les souks du Caire, de Damas et de Fès, ou commandées auprès des marchands parisiens spécialisés dans les arts de l’Orient. Aujourd’hui, cette lanterne demeure ce qu’elle a toujours été : un objet d’un artisanat extraordinaire, adapté à un intérieur contemporain capable d’accueillir sa présence et méritant sa lumière.
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