Plaque de Foyer Art Déco en Fonte, Nu Allégorique de la Moisson, Fonderie Stern, vers 1950

Plaque de foyer en fonte de style moderniste représentant une femme nue assise à la faux et à la gerbe de blé. Cachet Fonderie Stern, signée M. Quellier. L. 59,5 × P. 3,5 × H. 49,5 cm. Travail français, vers 1950.

DETAILS DU PRODUIT

Dimensions en CM 59.5 x 49.5 x 3.5 cm
Dimensions en INCH 23.43 x 19.49 x 1.38 inch
Période 1940–1950
Style Modernisme
Matériaux Bronze

DESCRIPTION DU PRODUIT

Cette puissante plaque de foyer en fonte représente une femme nue assise dans la tradition allégorique moderniste — une figure de la moisson identifiée par ses attributs d’une faux et d’une grande gerbe de blé qui s’élance en un arc graphique saisissant dans son dos. La composition est rendue en haut-relief avec le modelé simplifié et musculeux caractéristique de la sculpture figurative française des décennies de l’entre-deux-guerres et de l’immédiat après-guerre : les formes sont robustes et essentielles plutôt qu’académiques, la texture de la fonte prêtant à la figure une gravité archaïque, presque monumentale.

La pièce porte le cachet de la Fonderie Stern, la distinguée fonderie parisienne dont la marque apparaît sur plusieurs plaques de foyer importantes de cette période, notamment des œuvres de Robert Lucas dont la plaque au hibou partage la même provenance. La plaque porte également ce qui semble être la signature de M. Quellier, une attribution qui, sous réserve de recherches archivistiques approfondies, associe le dessin à une personnalité artistique identifiable gravitant dans l’orbite de l’atelier Stern dans la France du milieu du siècle.

Le programme iconographique — figure féminine nue, faux et blé — s’inscrit dans une longue tradition allégorique remontant de l’Antiquité classique à la Renaissance et aux arts décoratifs populaires : la figure évoque simultanément Cérès, déesse des moissons, et le thème plus large de la fécondité de la terre. Dans le contexte de la France de l’après-guerre, une telle imagerie portait une résonance renouvelée, reliant l’intérieur décoratif aux cycles du renouveau agricole. Le rendu audacieux et légèrement stylisé situe cette plaque pleinement dans le courant moderniste plutôt que dans quelque révivalisme historiciste.

Mesurant cinquante-neuf centimètres et demi de large sur près de cinquante centimètres de hauteur, cette plaque est de présence substantielle, conçue pour habiller le fond d’un foyer généreux et être appréciée de l’autre bout de la pièce. Elle se présente en bon état de conservation pour une fonte de cet âge, avec une surface homogène et un détail de relief bien préservé.

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